Cinéma, Culture

Tristesse club, un road movie insolite et drôle

Pour changer des comédies françaises lourdingues que l’on nous impose régulièrement au cinéma, intéressons nous un peu à un film drôle (comme son nom ne l’indique pas), singulier et sensible: Tristesse club.

tristesse club

Cette comédie intimiste fera certainement moins d’entrées que Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu?, le carton du moment, mais mérite pourtant beaucoup plus qu’on y mette 10€ pour passer une très bonne soirée et découvrir un autre cinéma, plus léger et décalé.

Alors, si vous aimez les jeux de pistes, les vieilles Porsche, les sœurs qui n’en sont pas, les pères pas vraiment morts, les lacs et leurs secrets : bienvenue au club.

Tristesse club : deux frères, une sœur, et un père raté

Tristesse club, c’est l’histoire de deux frères que tout oppose qui se retrouvent réuni pour l’enterrement de leur père, un playboy qui ne s’est jamais occupé d’eux et qu’ils ont fini par perdre de vue. Arrivés sur les lieux, ils rencontrent Chloé, une jolie blonde qui s’avère être leur demi sœur.

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Les deux frères sont très différents : Bruno (Vincent Macaigne)a réussi professionnellement mais socialement et sentimentalement, il est pathétique. Ce type qui a créé une sorte de Meetic est incapable de draguer une fille. Léon (Laurent Lafitte) quant à lui, est plus arrogant, plus sûr de lui mais c’est un loser, une sorte de connard sympa.

Ludivine Sagnier rayonne, elle apporte une touche de fraîcheur et de féminité à ce duo masculin de paumés de service.

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Le casting est assez étonnant. Tristesse club réunit d’un coté la nouvelle star de la comédie française Mainstream Laurent Lafitte et de l’autre Vincent Macaigne, le visage phare du cinéma d’auteur indépendant. Un choix curieux mais qui fonctionne bien.

Un buddy movie décalé

Alors que l’on comprend que le père n’est pas vraiment mort, les trois personnages partent alors à sa recherche, à travers un jeu de pistes grâce à des indices trouvés dans la maison d’enfance. Ils rencontrent alors des personnages loufoques et décalées comme l’hilarante Noémie Lvovsky, ancienne maîtresse éconduite complètement barrée, qui attend chaque jour qu’un rôdeur vienne la tuer pour en finir.

A travers ce voyage et cette enquête, ils apprennent à se connaitre et créer des liens. Tristesse club, c’est l’histoire d’une famille qui se crée. C’est en tout cas le point de départ. comment des personnages qui ne se connaissent pas ou très mal, sont censés apprendre à se connaître et au bout du compte font le deuil d’un même homme. Le film parle de mort, de deuil, mais il est aussi léger, d’où le nom du film Tristesse club.

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On se laisse complètement embarquer dans ce buddy movie enthousiasmant, grâce à ce trio attachant, pour un voyage mélancolique, inventif et décalé. Un film sarcastique, à l’humour un peu noir qui fait souvent penser aux comédies des années 70.

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7 Comments

  • Reply filou49 12 juin 2014 at 15:56

    coucou
    On n’est pas d’accord sur la fille du 14 juillet et la bataille de solférino mais on se rejoint largement sur ce tristesse club certes plus accessible que les deux autres mais qui ne sacrifie pas pour autant aux grosses ficelles de la comédie populaire…un très bon récent souvenir -je l’ai vu en AP il y a trois semaines environ- asurément
    bonne fin de journée à toi

  • Reply Cristina 12 juin 2014 at 22:25

    ton article m’a donné envie d’aller voir ce film qui, selon la description sommaire, n’invitait pas à aller plus loin.

    • Reply Yulia Baba 13 juin 2014 at 10:50

      Tu me diras si ca t’as plu! 🙂

  • Reply Aurore 12 juin 2014 at 23:14

    Complètement d’accord avec toi. C’est un très bon moment de cinéma !

  • Reply Fine Bessot 13 juin 2014 at 10:32

    Curieusement la bande annonce de ce film ne m’a pas du tout donné envie de voir ce trio de loosers. Même si votre analyse me semble intéressante, je préfère voir au cinéma (on n’a pas trop le choix ailleurs) des histoires qui me font rêver et sortir de la médiocrité ambiante.
    J’ai bien aimé le dernier Pascale Ferrand « Bird People » pourtant très lent et pas très gai, se situant dans un endroit que j’ai très bien connu et montrant la banlieue et certains no man’s land pourtant pas très réjouissants. Ce film malgré tout donne envie d’y croire, et là c’est une réussite.
    Je comprends aussi le désir de Laurent Lafitte de vouloir casser son image de beau gosse, mais trop c’est trop, dans son dernier film avec Fanny Ardant il avait déjà une « sale » gueule et fanny en blonde je ne dis pas l’horreur !
    Pas la peine d’aller au cinéma pour croiser ce genre d’individu il y en a plein les rues.
    J’ai trop envie de rêver, je sais j’aime les contes de fées !!!!
    Bien cordialement.

    • Reply Yulia Baba 13 juin 2014 at 10:48

      J’ai très envie de voir Bird people aussi, la bande annonce m’a donné bien envie.
      Concernant Fanny Ardant en blonde, je suis d’accord avec toi, c’est bien dommage! 🙂

  • Reply Esperluette 15 juin 2014 at 11:59

    Convaincue ! J’aime beaucoup ce genre d’atmosphère dans les films, un ton décalé et un peu d’absurdité, ça me fait penser aux comédies britanniques à l’humour flegmatique !

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