Culture, Littérature & théatre

J’ai commencé mon Kakebo ou mon premier échec de 2012

Pourquoi un Kakebo?
Je ne fais pas mes comptes. Je ne les ai jamais fait, ça m’ennuie. Je préfère vivre sur le fil en équilibrant mon budget au fur et à mesure en fonction du besoin. Je regarde vaguement ce que je gagne, ce que je paie pour mon loyer et les factures, et le reste, c’est une potentielle réserve à dépenser en paire de bottes.
Tout ça est très aléatoire, je ne sais jamais vraiment ce qu’il me reste sur mon compte. Je préfère jouer à l’autruche et me cacher les yeux en croisant les doigts pour qu’il n’y ai pas d’accident. En général, ça passe car je ne fais pas de folie. Mais il suffit que je croise le chemin d’un joli sac en cuir ou d’une magnifique paire d’escarpins pour que tout cet équilibre s’effondre.
Pourquoi? Parce que je ne compte pas. Ça serai plus reposant de le faire, c’est sur, et ça m’éviterai d’avoir des palpitation à chaque consultation de mon compte en ligne. C’est pourquoi, pour 2012, j’ai commencé un Kakebo.

 

Un kakebo, c’est quoi?

 

Un kakebo est un Livre de compte japonais. Au Japon, le Kakebo est un cahier-agenda de comptes tenu quotidiennement. On y reporte toutes ses dépenses mais sert aussi de journal intime. Quand ma mère m’en a offert un en fin d’année dernière pour que je gère enfin mes comptes, j’ai été surprise dans un premier temps car un livre de compte, à priori, ca ne m’intéresse pas du tout. Puis j’ai été séduite en l’ouvrant car il faut le dire, c’est un bel objet. Déjà le nom, Kakebo. J’adore.  Ce petit nom rigolo ressemble fait plus penser à un personnage de dessin animé qu’a un expert comptable.
Le livre en lui même est charmant. De belles couleurs douces et apaisantes, des petites fleurs, très girly.Le kakebo est très mignon. Ils sont forts ces japonais avec eux, même un livre de compte peux devenir kawaï.

Un kakebo, comment ça marche?

 

Quand on ouvre le Kakebo, ça se complique. C’est une sorte d’agenda mais en un peu plus compliqué. Dans les colonnes, on note ses dépenses quotidiennes, on compare au budget de la semaine prévu et on fait le bilan, avant de lire le conseil de l’auteur, sorte de petite maxime sur le sens de la vie.
Le fonctionnement peux être très pointu. Il faut faire son budget chaque début de mois, puis reporter ses dépenses chaque semaine puis chaque jour. On ne rigole pas avec les japonais, tout est indiqué, on ne laisse rien passer, même le petit pain au chocolat pris à la boulangerie avant d’arriver au bureau. Hop dans le Kakebo. Il ne faut rien oublier pour être efficace. L’auteur explique comment planifier retrait de liquidités, revenus escomptés, dépenses en liquidités, mouvements bancaires… Le but est de prendre conscience de ses dépenses et de faire un bilan sur son mode de vie.

 

Le bilan, je suis un cas désespéré

 

J’ai essayé de tenir mon Kakebo, je vous le promet. J’y ai cru, je le trouvais joli, mignon, j’avais l’impression que c’était la solution pour enfin faire mes comptes. Mais tenir un Kakebo, c’est comme arrêter de fumer. Il faut avoir de la volonté et s’y tenir. J’ai tenu une semaine. Chaque soir, je faisais le bilan financier de ma journée en notant toutes mes dépenses mais quand il a fallu approfondir avec les mouvements bancaires, les budgets, les planifications… Tout cela me donne des boutons et je l’ai délaissé assez vite.
Et voilà, c’est malin, j’ai déjà décroché. J’ai honte, je n’ai aucune volonté. Par contre, j’ai lu toutes les petites devises de l’auteur donc tout n’est pas perdu. Maintenant je sais que :
« Seul l’ordre et le rangement permettent de vivre dans l’oisiveté ».
« C’est par l’esprit qu’il faut soigner le corps et par le corps qu’il faut soigner l’esprit ».
« Évitez de faire des promesses, vous n’en oublierez jamais. »
J’ai surtout retenu le dernier conseil. Je vais arrêter de promettre à ma mère que je tiendrai mon Kakebo, car visiblement, c’est pas gagné!
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7 Comments

  • Reply Ellen A Paris 24 janvier 2012 at 18:49

    Hello,
    Je suis pareille que toi : je ne fais jamais mes comptes et pourtant j’ai essayé, mais je n’arrive pas à m’y tenir… En fait je sais grosso modo ce qui rentre et qui sort et ensuite quand j’ai un doute je file au guichet retirer un petit récap des derniers mouvements sur mon compte. Pourtant, au boulot (enfin, je veux dire quand j’en avais encore un 😉 j’étais capable de gérer des budgets avec tout plein de chiffres et de les rendre à l’équilibre à l’euro près, mais mon budget perso est beaucoup trop modeste pour que je dépense autant d’énergie à tenir un cahier, ça doit être ça la raison 😉
    Bises <3

    • Reply Yulia Baba 9 février 2012 at 10:38

      @Ellen A Paris. Ça me rassure, je me sens moins seule! 🙂

  • Reply kireikito 9 février 2012 at 10:25

    Et bien, c’est la même chose pour moi… Je sais globalement ce qui rentre et ce qui sort, et voilà… Pourtant, je ne suis plus une jeune fille libre & indépendante… Mais bon, l’Homme est là…
    J’ai craqué sur le concept du Kabebo, c’est japonais, je ne pouvais pas y échapper… Mais je ne l’ai même pas acheté… Parce que je le savais, dès que je l’ai vu comment il fallait l’utiliser, jamais je n’aurais pu m’y tenir. Je hais les obligations quotidiennes, ça me donne enfin de tout foutre en l’air et de partir sur la route, en moto, avec ma crinière au vent, en hurlant « Born to be wild »… Sauf que je sais pas trop où je mettrais les enfants, l’Homme et les chats… Du coup, j’évite les situations du genre…

    • Reply Yulia Baba 9 février 2012 at 10:34

      Tout à fait d’accord avec toi Kireikito. Stop aux obligations quotidiennes! on est pas là pour se pourrir la vie mais pour en profiter 🙂

  • Reply Jean-David 4 septembre 2012 at 09:24

    Charmant article. Bravo !

  • Reply virginie 7 novembre 2012 at 22:17

    oui, c’est comme de compter les points weightwatcher..on doit pas oublier le pain au chocolat non plus (3 points!) et ça dure pas non plus!
    lol

  • Reply Alexandra Sphère Humaine 17 janvier 2013 at 12:27

    Bonjour,

    C’est en faisant des recherches sur le Kakebo que je suis arrivée sur votre blog.
    Mon expérience de personne qui tient un budget admet que ce n’est pas marrant mais néanmoins indispensable si vous voulez maîtriser vos flux d’argent pour ensuite développer ce qui vous tient à coeur et fait plaisir.
    Alors, une petite astuce qu’une personne, qui a participé à mes ateliers sur l’argent, a utilisé: elle s’est achetée une petite trousse sympa, et elle a pris le pli de demander des tickets partout où elle va. Et une fois/15j ou 1*/mois, elle reporte sur un fichier excel.
    A vrai dire, faire un budget pour faire un budget ne présente aucun intérêt.
    C’est ça le truc, il faut savoir pour quoi on tient ses comptes? Quels sont les projets que je veux réaliser dans ma vie et de quelle somme d’argent ai-je besoin?
    Entre autres.
    Bonne continuation.

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